« Lire, c’est s’évader sans bouger. » – Jean d’Ormesson

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André LE GAL : Le Shangaïé

Il n’avait que treize ans quand il s’embarqua pour la première fois. A 20 ans, en 1900, il avait déjà parcouru les sept océans et lutté dans les tempêtes du Cap-Horn.
Mais il n’avait qu’un but : retourner à San Francisco, revoir les blanches demeures de Nob Hill et les tripots de Barbary Coast, fréquenter les salons accueillants de Maggy, la tenancière de la « Maison » la plus célèbre de la côte ouest… Retrouver surtout celle qui, depuis son adolescence, avait marqué sa mémoire : Samantha Colemane, la fille du maître occulte de la ville. Il allait découvrir la passion, l’enfer, la vengeance, la richesse…
C’était Jean-Marie Queïnec, de Saint-Malo. On l’appelait LE SHANGAÏE.
Etre shangaïé : être enrôlé de force comme matelot (terme maritime américain)
André Le Gal est breton. Producteur à France-Culture, il a mené d’importante recherches historiques et maritimes pour écrire ce roman.