Un homme raconte une aventure singulière. Près de lui se tient un être invisible et mystérieux, le Horla, qui prend possession de son existence. Poussé à des gestes de folie, le narrateur tentera de fuir : ainsi s’interrompt son récit, sur un projet de suicide. Maupassant déploie ici l’inspiration fantastique de la fin de son œuvre, alors que sa santé mentale décline : la folie du personnage principal a pu être comparée à celle qui, à la fin des années 1880, s’empare de l’auteur. La forme retenue, celle d’un journal intime écrit à la première personne par la victime du Horla, illustre une ambition documentaire propre à la littérature réaliste. Elle correspond à un troisième état du texte, Maupassant ayant d’abord imaginé une lettre écrite par un patient à son médecin, puis un dialogue.

