En 1940, dans un village finlandais en guerre, une fillette perd l’être qu’elle aime le plus au monde : sa mère. Celle-ci qui exerce un curieux métier -elle vend des cercueils- la place, elle et son frère, dans un orphelinat. Sans aucune explication.
Alors, pendant dix ans, la petite Sirkku va attendre, espérer sa mère qui a divorcé. Elle ne va cesser de rêver à elle. Dix ans d’amertume, de crainte, d’espoir trompé. Quelques visites de son père, un séjour à la ferme de ses grands-parents, quelques moments de tendresse trouvés auprès d’une directrice, d’une amie, mais surtout une immense période de détresse.
Dix ans après, cette mère éprouve le besoin d’annoncer à sa fille qu’elle s’est remariée, annonce même son désir de la retrouver. L’enfant prépare une lettre qu’elle n’enverra jamais. « Il s’était produit quelque chose d’irrémédiable. Peut-être avais-je mûri pour savoir que je n’avais pas de mère », confie-t-elle.

