On peut réussir à cinquante ans ce qu’on a manqué à seize. C’est ce que va apprendre Jean Mouraille en quelques mois après avoir traîné plus de trente ans une vie ratée, perdue, marquée par la rupture brutale du rêve éveillé qu’il avait traversé pendant « Les années sauvages » de sa jeunesse, entre la maison forestière, la mine abandonnée et le château du lac, dans les confins du Haut Pays.
L’occupation, l’irruption d’une jeune Américaine dans les vieilles Cévennes, l’amour, la trahison, la musique sont les morceaux de la vie éclatée du jeune Jean Mouraille qui, trente ans plus tard, vont se recoller miraculeusement dans une maturité réconciliée.
Les années sauvages, l’histoire de l’aventure d’une vie contée avec une rare puissance d’évocation, un grand roman d’amour ayant pour cadre ce pays cévenol aux âpres beautés que Jean Carrière, l’auteur de l’épervier de Maheux, un des plus célèbres Prix Goncourt, connaît admirablement.

