« Lire, c’est s’évader sans bouger. » – Jean d’Ormesson

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Victor HUGO : Odes et ballades

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Dès ses premiers recueils, Hugo renouvelle l’art poétique en l’essayant tout entier. Pour lui, toutes les voies doivent être empruntées, tous les genres de poésie conquis : il faut prouver sa force dans tous les domaines. Ainsi, les Odes et ballades (publiées en 1828 mais dont les poèmes sont pour la plupart de jeunesse), tantôt historiques, tantôt rêveuses ou métaphysiques, savent aussi bien donner à voir qu’à penser, et sous-tendre des arrière-plans engagés. Quant au livre inutile de pure poésie que sont Les Orientales (1829), il marque la réconciliation entre une poésie matérielle et descriptive et une poésie de l’âme, où le poète se veut parfaitement libre. Ces œuvres aux tonalités variées sont similaires sur le plan technique : Hugo y insuffle un vent de modernité rythmique et prosodique, qui incitera Sainte-Beuve à le considérer comme le plus grand inventeur de rythmes lyriques qu’ait eu la poésie française depuis Ronsard. — 4ème de couverture