Et Tartuffe ? » Molière, avec sa pièce deux fois interdite, fait résonner un rire dont les éclats criblent depuis trois siècles hypocrites et fanatiques, tous ceux – fourbes ou sots – qui transforment le sacré en instrument de violence. La comédie ne se contente plus d’être comique : sans cesser d’être une affaire de plaisir, elle devient ici, pour la première fois, une affaire d’Etat – et de conscience.