Le voilà qui ouvre la porte d’entrée, une grande porte en fer avec des glaces qui vibrent. Et moi je suis debout, bien tendu, petit homme. J’attends qu’il soit assis à son bureau et d’un seul trait, je dis : – Papa, tu sais, pour mon père, je sais ! L’homme qui est devant moi, c’est mon épaule, ma seule référence, un géant que j’admire, c’est mon père que je vois. Peu à peu son visage change, il évite mon regard et, dans un silence interminable, il prend sa tête dans ses mains et se met à pleurer. Et la honte m’envahit. Il avait oublié. » J.-M. Périer

