« Lire, c’est s’évader sans bouger. » – Jean d’Ormesson

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Georges COULONGES : Le pays des tomates plates

La deuxième richesse de Clude s’appelle Mathilda. La quarantaine épanouie, précédemment chanteuse lyrique, dès qu’elle a goûté au plaisir de l’amour, Mathilda ouvre grand ses fenêtres et, à la face du village, lance l’air des clochettes de Lakmé ou encore « Je ris de me voir si belle en ce miroir ». Hommes et femmes entendent cette joie fraîchement éprouvée, ils la ressentent, la sensualité de la voix chatouille les cœurs : chaque Cludienne rejoint son Cludien en son champ de tomates, qui aussitôt devient champ d’amour.